Hépatite : les différentes formes de cette maladie du foie

Hépatite : les différentes formes de cette maladie du foie

Le foie assure des centaines de fonctions vitales, de la digestion à l’élimination des toxines. Quand cet organe s’enflamme, les médecins parlent d’hépatite.

Ce terme englobe en réalité des maladies très différentes les unes des autres. Certaines sont virales et se transmettent d’une personne à l’autre. D’autres résultent de l’alcool, de médicaments ou d’un dérèglement du système immunitaire.

Voici un tour d’horizon des principales formes d’hépatite, de leurs causes et des moyens de s’en protéger.

Une hépatite correspond à une inflammation du foie, quelle qu’en soit l’origine. Cet organe filtre le sang, stocke l’énergie et produit la bile nécessaire à la digestion des graisses.

Lorsqu’il est agressé, ses cellules, appelées hépatocytes, libèrent des enzymes que les médecins recherchent lors d’une prise de sang.

On distingue deux grandes familles de causes :

  • les hépatites virales, provoquées par des virus spécifiques du foie, nommés de A à E ;
  • les hépatites non virales, liées à l’alcool, à certains médicaments ou à une maladie auto-immune.

Par ailleurs, une hépatite peut être aiguë : elle dure alors quelques semaines. Elle peut aussi devenir chronique, ce qui endommage durablement le foie.

Les hépatites virales représentent la majorité des cas dans le monde. Chaque virus possède ses propres caractéristiques, notamment son mode de transmission et son évolution possible.

Hépatites A et E : une contamination par l’eau ou les aliments

L’hépatite A se transmet essentiellement par voie oro-fécale. Concrètement, elle passe par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par des selles infectées.

Quelques repères utiles :

  • elle touche en particulier les voyageurs se rendant dans des zones où l’hygiène est précaire
  • une hausse des cas est observée en France ces dernières années
  • l’hépatite E suit un mécanisme proche, mais peut aussi provenir de viande de porc ou de gibier insuffisamment cuits

Dans les deux cas, l’infection guérit généralement sans séquelle, sauf chez les personnes fragiles.

Hépatites B et D : une transmission par le sang et les rapports sexuels

Le virus de l’hépatite B se transmet par le sang et lors de rapports sexuels non protégés. Il peut aussi passer de la mère à l’enfant pendant la grossesse.

  • Chez l’adulte, l’infection guérit spontanément dans la majorité des cas.
  • Chez le nourrisson, elle évolue souvent vers une forme chronique, dans environ 90 % des cas. Cette évolution peut à terme provoquer une cirrhose ou un cancer du foie.
  • La vaccination des nourrissons est obligatoire en France depuis 2018.
  • L’hépatite D ne peut infecter que les personnes déjà porteuses du virus B. Elle en constitue une forme plus rare, mais souvent plus sévère.

Pensez à vous faire dépister régulièrement pour prévenir les complications en cas de contaminations.

Hépatite C : une infection longtemps silencieuse

L’hépatite C se transmet principalement par le sang. Cela concerne notamment le partage de matériel d’injection, ou plus rarement aujourd’hui, des actes médicaux mal sécurisés.

Elle évolue vers la chronicité chez environ 30 % des personnes infectées et reste souvent asymptomatique pendant des années.

Toutefois, les traitements antiviraux actuels permettent de guérir la quasi-totalité des patients pris en charge.

La France s’est ainsi engagée, aux côtés de l’Organisation mondiale de la santé, à réduire fortement l’incidence de cette maladie.

Toutes les hépatites ne sont pas d’origine infectieuse. Plusieurs facteurs peuvent en effet enflammer le foie :

  • l’alcool, lorsqu’il est consommé de façon excessive et prolongée (on parle alors d’hépatite alcoolique),
  • certains médicaments, y compris des produits en vente libre pris à trop forte dose,
  • une réaction auto-immune, au cours de laquelle le système immunitaire attaque par erreur les cellules du foie. Cette forme, plus rare, nécessite un traitement au long cours,
  • l’accumulation de graisse dans le foie, favorisée par le surpoids ou le diabète, qui peut évoluer vers une stéatohépatite.

Une hépatite reste souvent silencieuse, en particulier à ses débuts. Quand des signes apparaissent, ils comprennent généralement :

  • une grande fatigue,
  • une perte d’appétit et des nausées,
  • des douleurs au niveau du foie, situé sous les côtes droites,
  • une jaunisse, qui donne une teinte jaune à la peau et au blanc des yeux,
  • parfois accompagnée d’urines foncées et de selles décolorées.

Ces manifestations ne sont pas systématiques. C’est pourquoi de nombreuses personnes ignorent qu’elles sont porteuses d’un virus, parfois pendant plusieurs années.

Face à ces symptômes ou en cas de doute, consultez votre médecin traitant. Il pourra prescrire un bilan sanguin adapté.

Plusieurs leviers permettent de limiter le risque d’hépatite.

La vaccination protège efficacement contre les hépatites A et B. Elle est d’ailleurs obligatoire pour tous les nourrissons nés depuis 2018. Elle est aussi recommandée aux voyageurs se rendant dans des zones à risque.

Le dépistage joue aussi un rôle essentiel, notamment pour les hépatites B et C, qui peuvent rester silencieuses pendant longtemps. Une simple prise de sang permet de savoir si l’on est porteur du virus.

Enfin, quelques gestes simples réduisent les risques au quotidien :

  • se laver régulièrement les mains,
  • éviter le partage d’objets en contact avec le sang, comme les rasoirs ou les brosses à dents,
  • privilégier une consommation d’alcool raisonnable,
  • faire le point sur ses vaccins avec son médecin traitant avant un voyage, plusieurs semaines à l’avance.

L’hépatite regroupe ainsi des maladies très diverses, virales ou non. Toutes restent cependant liées à la santé du foie.

Heureusement, la vaccination, le dépistage et quelques précautions permettent de s’en prémunir efficacement. Pensez à faire le point régulièrement avec votre médecin traitant.

Une complémentaire santé comme celles proposées par UCR vous accompagne aussi dans la prise en charge de ces consultations et de ces dépistages.

Une hépatite se guérit-elle toujours ?

Cela dépend du type d’hépatite. Les hépatites A et E guérissent généralement sans séquelle. L’hépatite C se soigne aujourd’hui très efficacement grâce aux traitements antiviraux. L’hépatite B chronique, elle, nécessite un suivi au long cours.

Toutes les hépatites sont-elles contagieuses ?

Non. Les hépatites virales (A, B, C, D et E) se transmettent d’une personne à l’autre. Ce n’est pas le cas des hépatites liées à l’alcool, aux médicaments ou à une maladie auto-immune.

Comment savoir si l’on est porteur d’une hépatite ?

Seule une prise de sang permet de confirmer la présence du virus. N’hésitez pas à en parler à votre médecin traitant, notamment si vous pensez avoir été exposé.

Le vaccin contre l’hépatite est-il obligatoire ?

En France, seule la vaccination contre l’hépatite B est obligatoire, et uniquement pour les nourrissons nés depuis 2018. Elle reste toutefois recommandée à d’autres publics, notamment les voyageurs et certains professionnels exposés.

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