Maladie parodontale du chien : la comprendre et la prévenir

Maladie parodontale du chien : la comprendre et la prévenir

La maladie parodontale du chien touche les gencives et les tissus qui maintiennent les dents en place. Elle est très fréquente : près de 80 % des chiens de plus de 3 ans sont concernés.

Pourtant, elle passe souvent inaperçue, car les signes restent discrets au début. Bonne nouvelle : le brossage et un suivi régulier suffisent à la freiner.

Voici comment la reconnaître, la traiter et surtout l’éviter.

Le parodonte désigne l’ensemble des tissus qui maintiennent la dent en place : la gencive, le ligament qui l’ancre et l’os qui la soutient.

La maladie parodontale correspond donc à une infection progressive de ces tissus de soutien. Elle est extrêmement répandue. Il s’agit même de la maladie infectieuse la plus fréquente chez les animaux de compagnie.

De la plaque au tartre

Tout commence par la plaque dentaire, un film invisible composé de bactéries et de résidus alimentaires. En 48 à 72 heures, cette plaque se minéralise et se transforme en tartre, un dépôt dur de couleur jaunâtre à brunâtre.

Ensuite, le mécanisme s’emballe. En s’épaississant, le tartre repousse la gencive et creuse des cavités où les débris alimentaires s’accumulent à leur tour.

Gingivite ou parodontite ?

Ces deux termes désignent deux étapes bien distinctes.

La gingivite se traduit par des gencives rouges, gonflées et parfois saignantes, sous l’effet de la plaque. Ce stade reste réversible avec une prise en charge adaptée.

En revanche, la parodontite touche aussi les structures profondes. La gencive se rétracte, des poches se forment et la perte d’attache de la dent devient irréversible.

Les symptômes s’installent progressivement, ce qui explique qu’ils passent souvent inaperçus.

Certains indices méritent néanmoins votre attention :

  • une très mauvaise haleine persistante,
  • des dépôts jaunes ou bruns visibles à la base des dents,
  • des gencives rouges, gonflées ou qui saignent au contact,
  • une mastication d’un seul côté, ou des croquettes délaissées,
  • une salivation inhabituelle, parfois teintée de sang,
  • des dents mobiles ou déchaussées.

Attention toutefois à ne pas vous fier uniquement à son comportement. Un chien qui mange normalement peut tout à fait souffrir en silence.

En cas de doute, votre vétérinaire reste le meilleur interlocuteur pour examiner sa bouche.

La prévalence augmente avec les années, mais elle diminue avec la taille de l’animal : les petits chiens sont bien plus touchés que les races moyennes et grandes.

Les petites races et les chiens brachycéphales sont plus à risque. Leur mâchoire compacte laisse en effet peu de place aux dents, ce qui favorise les malpositions et l’accumulation de tartre.

Les races de chien de petite taille sont plus exposées à la maladie parodontale.

D’autres éléments entrent en jeu : une hygiène insuffisante, une alimentation trop molle, des prédispositions génétiques ou des défauts d’alignement facilitent l’installation de la maladie.

Le traitement dépend du stade atteint. Néanmoins, une étape revient presque toujours : le détartrage professionnel.

Un soin réalisé sous anesthésie

Une fois minéralisé, le tartre ne peut plus être retiré par le brossage. Seul l’appareil à ultrasons du vétérinaire en vient à bout. L’intervention se pratique donc sous anesthésie générale.

Un détartrage complet associe ensuite un nettoyage au-dessus et au-dessous de la gencive, puis un polissage qui lisse la surface des dents et ralentit la reformation de la plaque.

Un vétérinaire doit obligatoirement intervenir en cas de maladie parodontale du chien.

Quel budget prévoir ?

Les tarifs varient selon la taille du chien, l’état de sa bouche et la clinique. En moyenne, un détartrage standard coûte entre 100 et 300 euros, anesthésie et polissage compris.

La note grimpe cependant lorsque la maladie est avancée, car des extractions et des radiographies deviennent parfois nécessaires.

Intervenir tôt reste donc le choix le plus économique, et le plus confortable pour votre chien.

La prévention repose avant tout sur la lutte contre la plaque dentaire. Un brossage quotidien retarde efficacement la formation du tartre, à l’aide de brosses et de dentifrices spécialement conçus pour les animaux.

Les jouets à mâcher peuvent compléter le brossage, sans jamais le remplacer. Enfin, il convient d’avoir régulièrement des visites de contrôle chez le vétérinaire.

Le brossage régulier des dents du chien permet d'éviter la maladie parodontale.

La maladie parodontale du chien s’installe lentement avant de provoquer douleurs et pertes de dents.

Un brossage régulier et un suivi vétérinaire permettent de l’éviter. Un détartrage ou des extractions représentent par ailleurs un budget non négligeable.

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À partir de quel âge faut-il surveiller les dents de son chien ?

Dès l’arrivée du chiot, afin de l’habituer au brossage. Les premiers dépôts apparaissent souvent avant 3 ans, en particulier chez les petites races. Un contrôle annuel chez le vétérinaire reste la meilleure référence.

La mauvaise haleine est-elle toujours un signe de maladie parodontale ?

Pas systématiquement, car d’autres causes existent, notamment digestives. Une haleine forte et persistante justifie néanmoins un examen de la bouche. Votre vétérinaire saura en identifier l’origine.

L’anesthésie est-elle risquée pour un chien âgé ?

Oui, les risques anesthésiques augmentent avec l’âge. À partir de 7 ans, des examens préalables comme une prise de sang sont souvent réalisés pour sécuriser l’acte.

Les croquettes suffisent-elles à nettoyer les dents ?

Non, même si une alimentation sèche limite un peu les dépôts par rapport à une ration très molle. L’action mécanique reste partielle. Le brossage demeure donc le geste le plus efficace au quotidien.

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