Prévention de la noyade : comment se baigner en sécurité

Prévention de la noyade : comment se baigner en sécurité

Chaque été, plages et piscines attirent des millions de vacanciers en quête de fraîcheur. Ce plaisir s’accompagne d’un danger redouté : la noyade, l’une des premières causes de décès accidentel en France. Les enfants et les seniors restent notamment les plus exposés.

La prévention de la noyade repose sur quelques gestes simples, à condition de les connaître avant de plonger.

Santé publique France a recensé 1 418 noyades en France entre le 1er juin et le 30 septembre 2025, dont 409 suivies d’un décès, en hausse par rapport à 2024. Par ailleurs, les noyades accidentelles causent environ 1 000 décès chaque année en France.

L’été 2025 a aussi confirmé une répartition marquée par âge :

  • 57 % des noyades ont concerné des adultes.
  • 27 % ont touché des enfants de moins de 6 ans.
  • 16 % ont concerné des jeunes de 6 à 17 ans.

Aucune tranche d’âge n’est épargnée mais certains profils restent toutefois plus vulnérables. Les personnes de 65 ans et plus présentent un risque de noyade grave trois fois plus élevé que les enfants de 0 à 5 ans.

Bien avant d’entrer dans l’eau, plusieurs précautions permettent d’éviter l’accident.

Une surveillance constante pour les enfants

Un enfant peut se noyer en silence, en quelques secondes seulement. Quelques bonnes pratiques limitent ce risque :

  • Ne jamais laisser un enfant seul près d’un point d’eau, même quelques instants.
  • Désigner un adulte référent, sans téléphone ni distraction, chargé uniquement de la surveillance.
  • Se rappeler que les brassards restent de simples aides à la flottaison, pas des garanties de sécurité.

Des précautions valables pour tous les âges

Pour les adultes comme pour les seniors, quelques règles limitent également les risques :

  • Se baigner de préférence dans des zones surveillées.
  • Entrer progressivement dans l’eau, pour éviter une hydrocution (un choc thermique brutal au contact du froid).
  • Éviter de nager seul en milieu naturel.
  • Éviter l’alcool avant et pendant la baignade.
  • Limiter les longues expositions au soleil, qui fatiguent l’organisme avant l’immersion.
Se baigner dans les zones surveillées limite les risques de noyade.

Depuis 2003, la loi impose à tout propriétaire d’une piscine enterrée non couverte d’installer un dispositif de sécurité homologué.

Quatre familles de dispositifs répondent à cette exigence, chacune encadrée par une norme spécifique :

  • La barrière de protection (norme NF P90-306).
  • L’alarme (norme NF P90-307).
  • La couverture de sécurité (norme NF P90-308).
  • L’abri (norme NF P90-309).

Ces dispositifs visent avant tout à empêcher l’accès au bassin par un jeune enfant. Ils protègent notamment en dehors des heures de baignade surveillée.

Le non-respect de cette obligation expose à une amende pouvant atteindre 45 000 euros.

Cependant, aucun dispositif ne remplace la surveillance active d’un adulte : gardez toujours à proximité une perche, une bouée et un téléphone pour alerter rapidement les secours.

Malgré toutes les précautions, un accident peut survenir. Dans ce cas, chaque minute compte.

La conduite à tenir dépend de l’état de la victime :

  • Alertez systématiquement les secours (15, 18 ou 112), en précisant le lieu exact et le nombre de victimes.
  • Si la victime est consciente et respire : calmez-la, installez-la confortablement, couvrez-la et restez à ses côtés jusqu’aux secours.
  • Lorsqu’elle est inconsciente mais respire normalement : installez-la en position latérale de sécurité (PLS) et surveillez sa respiration sans interruption.
  • Si elle ne respire plus : si disponible, utilisez un défibrillateur automatisé externe, sinon débutez un massage cardiaque sans délai, en alternant 30 compressions thoraciques et 2 insufflations jusqu’à l’arrivée des secours.

Se former aux gestes qui sauvent permet d’acquérir les bons réflexes avant qu’une urgence ne survienne. La formation PSC1, pour Prévention et Secours Civiques de niveau 1, est accessible à tous.

La prévention de la noyade repose avant tout sur la vigilance. Il s’agit de surveiller les enfants sans relâche, de respecter les zones surveillées et d’adopter des bons comportements. De plus, connaître les gestes de premiers secours permet de sauver des vies.

UCR propose des complémentaires santé adaptées à chaque étape de la vie.

Quel est l’âge le plus exposé au risque de noyade ?

Les enfants de moins de 6 ans et les seniors de 65 ans et plus restent les plus vulnérables. Chez ces derniers, le risque de noyade grave est notamment élevé. Il est souvent lié à des facteurs de santé associés.

Qu’est-ce que la noyade silencieuse ?

Contrairement aux idées reçues, une personne qui se noie ne crie généralement pas. Elle n’agite pas non plus les bras. Elle lutte en silence pour respirer, ce qui rend la surveillance active indispensable, même dans une eau calme.

Une barrière de piscine suffit-elle à écarter tout risque ?

Non. Une barrière homologuée réduit le risque d’accès non surveillé au bassin. Elle ne remplace toutefois jamais la surveillance d’un adulte pendant la baignade. Les deux mesures restent complémentaires.

Faut-il attendre après un repas avant de se baigner ?

Il est surtout recommandé d’entrer progressivement dans l’eau, quel que soit le moment de la baignade. Une digestion en cours n’empêche pas de nager, mais mieux vaut éviter les efforts intenses juste après un repas copieux.

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