La dirofilariose est une maladie parasitaire transmise par les moustiques. Elle doit son surnom de « maladie du ver du cœur » à un parasite qui s’installe dans le cœur et les vaisseaux des poumons.
Cette maladie évolue lentement et peut rester discrète pendant des années. Heureusement, une prévention adaptée permet de l’éviter.
Voici ce qu’il faut savoir pour protéger votre chien efficacement.
Qu’est-ce que la dirofilariose ?
La dirofilariose est une maladie parasitaire. Un ver rond en est responsable.
Une fois adulte, ce parasite vit dans les artères pulmonaires. Il peut aussi se loger dans la partie droite du cœur. Les femelles mesurent jusqu’à 30 cm environ, les mâles un peu moins.
De plus, ces vers vivent longtemps. D’après l’ESCCAP (une association européenne de vétérinaires spécialistes des parasites), ils survivent de 5 à 7 ans chez le chien.
Comment se transmet la dirofilariose ?
Le parasite ne passe jamais directement d’un chien à un autre. Il a besoin d’un moustique pour se transmettre.
Voici comment fonctionne son cycle :
- Tout d’abord, un moustique pique un animal infecté. Il avale alors des larves microscopiques présentes dans son sang, appelées « microfilaires ».
- Ensuite, ces larves se développent dans le moustique pendant une quinzaine de jours.
- Puis, lors d’une nouvelle piqûre, le moustique les dépose chez un autre chien.
- Enfin, les larves migrent lentement vers le cœur et poursuivent leur croissance.
Plusieurs espèces de moustiques jouent ce rôle, notamment le moustique tigre. Par ailleurs, le chat, le furet et le renard peuvent aussi être touchés.
Où et quand votre chien est-il exposé ?
En France, le risque se concentre surtout dans le sud-est, en Corse et dans la vallée du Rhône, ainsi que dans certains territoires d’outre-mer comme la Guyane.
Le parasite circule aussi en Espagne, au Portugal, en Italie, en Grèce et en Afrique du Nord.
De plus, le risque suit l’activité des moustiques : la période sensible s’étend en général de mai à fin novembre, selon les années et le climat local.

Quels symptômes doivent vous alerter ?
La dirofilariose chez le chien évolue lentement. Les premiers signes apparaissent parfois plusieurs années après la piqûre.
Pendant tout ce temps, votre chien peut sembler en pleine forme. C’est pourquoi la prévention compte beaucoup.
Les signes les plus fréquents
Peu à peu, les vers gênent la circulation du sang entre le cœur et les poumons. Plusieurs signes peuvent alors apparaître :
- une toux qui dure,
- un essoufflement ou des difficultés à respirer,
- une fatigue inhabituelle et moins d’entrain en promenade,
- des malaises pendant un effort,
- le ventre ou des pattes qui gonflent, signe que le cœur fatigue.
Ces signes n’ont rien de spécifique et peuvent correspondre à d’autres troubles.
Seul un vétérinaire peut donc en trouver la cause. En cas de doute, consultez-le, surtout si votre chien a séjourné dans une zone à risque.
Diagnostic et traitement de la maladie
Pour rechercher la maladie, le vétérinaire réalise le plus souvent une prise de sang. Il y cherche soit les larves, soit des traces laissées par les vers adultes. Une échographie peut compléter le bilan, car elle permet parfois de voir les vers.
Attention cependant : les tests ne repèrent pas une infection trop récente. Les vers doivent d’abord devenir adultes, ce qui prend plusieurs mois.
Un traitement efficace, mais long
Heureusement, la dirofilariose se soigne. Le traitement se déroule en plusieurs étapes, sur plusieurs mois. Il vise à éliminer à la fois les vers adultes et les larves.
Pendant toute cette période, le repos est essentiel. En effet, les vers qui meurent peuvent boucher des vaisseaux si le chien se dépense trop.
Votre vétérinaire vous expliquera comment organiser le quotidien de votre compagnon.
La prévention de la dirofilariose
La prévention repose sur deux actions complémentaires, recommandées par l’ESCCAP.
Limiter les piqûres de moustiques
Certains antiparasitaires externes, en pipette ou en collier, repoussent les moustiques. Ils réduisent donc le nombre de piqûres. Avant un voyage, mieux vaut commencer ce traitement quelques jours avant le départ.
Quelques gestes aident également :
- faire dormir votre chien à l’intérieur,
- vider régulièrement les gamelles, seaux et autres réserves d’eau stagnante autour de la maison.
Un traitement préventif contre les larves
Votre vétérinaire peut prescrire un traitement qui élimine les jeunes larves avant qu’elles ne deviennent adultes. Il se présente sous forme de comprimé ou de pipette, à donner une fois par mois.
- Si votre chien vit en zone à risque : l’ESCCAP conseille une prise chaque mois, de mai à novembre.
- Si vous partez en vacances : le traitement se donne chaque mois pendant le séjour, puis une dernière fois après le retour.
Avant de commencer, votre vétérinaire peut aussi proposer un test de dépistage. Il vérifie ainsi que votre chien n’est pas déjà porteur du parasite.
Partez l’esprit tranquille avec votre compagnon
La dirofilariose chez le chien est une maladie sérieuse, mais elle reste évitable. Transmise par les moustiques, elle touche surtout le sud de la France et le pourtour méditerranéen.
Avant chaque séjour en zone à risque, un rendez-vous chez le vétérinaire permet de choisir la bonne protection.
Et pour faire face sereinement aux frais vétérinaires imprévus, AnimÔMut propose des assurances santé adaptées aux chiens et aux chats.
FAQ : vos questions sur la dirofilariose chez le chien
La dirofilariose est-elle transmissible à l’homme ?
Le chien ne transmet pas directement la maladie à l’homme. Un moustique infecté peut néanmoins piquer une personne. Chez l’humain, le parasite termine rarement son développement. Les cas restent rares et se limitent souvent à un petit nodule dans le poumon, découvert par hasard.
Existe-t-il un vaccin contre la dirofilariose ?
Non, aucun vaccin n’existe contre cette maladie. La protection repose sur les produits répulsifs et sur le traitement préventif mensuel.
Un chien soigné peut-il être infecté à nouveau ?
Oui, la guérison ne protège pas contre une nouvelle infection. Un chien soigné qui retourne en zone à risque doit donc bénéficier de la même prévention que les autres.